...Quand les silences disent plus
que les mots...
...Quand les silences disent plus
que les mots...

Comment faire pour sourire quand on a le cœur qui ne voit que des raisons de pleurer…Comme tant d’autres je recherche un bonheur simple, une absence de solitude, un intérêt
conséquent et partagé, cette tendresse qui me fait cruellement défaut en ces heures de tristesse …
Mais comment font-ils, ceux qui tiennent un
vrai journal digne de ce nom ? Comment arrivent-ils a vivre ET à écrire en même temps ? J'ai tellement de retard dans ce blog que je me demande si je ne vais pas demander un congé spécial pour
le compléter. Et encore ! Il faudrait que pendant ces quelques jours, je ne sois amenée à ne vivre rien d'autre que le tic-tic-tic du clavier.
Je suis crevée, liquidée, atomisée, morte, lessivée, écroulée, défaite, détruite, épuisée, claquée, vidée et un peu fatiguée aussi quand même...
Mais sérieusement comment font-ils? J'écris vite, sans relire, sans corriger et je n'arrive tout simplement pas à relater la vie que je mène, mes émotions, mon ressenti, mes rêves et aspirations...
Dois-je choisir entre vivre et écrire, puisqu'il devient illusoire d'essayer d'écrire ce que je vis ? Le paradoxe ultime... si je ne vis rien que pourrais-je bien écrire sur ma vie ? Ne rien vivre. Voila une solution intéressante. Ne rien ressentir, ne plus être dans le flux violent des émotions, balancée entre joie et peine, tranquillité et colère, ne pas vivre, juste être, pas même exister. Du coup, plus rien ne touche, ne blesse….
Mais j'aime ma vie chahutée, finalement. Je suis amoureuse de ces états extrêmes. Mon besoin d'écrire trahit la nécessité de me souvenir de ce qui se passe, de ce que j'ai vécu, même si tout cela n'a rien d'extraordinaire. Je suis juste surprise de le faire en "public", de donner l'occasion a des inconnus de jeter un regard dans ma profonde intimité, dans ma nue vérité habillée parfois de mots intéressants….
Hier j'ai malheureusement perdu un homme important dans ma vie…mon grand-père. Sa mort n'est pas survenue brusquement, la souffrance a été longue pour lui,
bien trop longue…
La journée est si triste…j'ai du mal à écrire… malgré cela, je souhaite exprimer ce que je ressens… à travers cet article lui rendre hommage…
C’était un homme au grand cœur, un homme fort, et plein d’ardeur, jamais de plainte, toujours heureux…voila
qu’aujourd’hui la citation "les meilleurs partent toujours les premiers" prend son sens le plus dur.
Je suis abattue… sa présence va me manquer.
J’aimerais que cela soit possible de revenir dans le temps juste pour réécouter ses histoires…d’ailleurs elles resteront gravées à jamais dans ma mémoire. C’est tellement dur de perdre un être
cher…
Il est parti si vite, il représentait une sorte de barrière à mes yeux, un gardien …La vie et la mort inexorablement liés, inséparables l'une de l'autre. Le cercle infernal des générations se poursuit et me donne des frissons. Car mon propre père, se retrouve donc le prochain sur la liste… ils se ressemblaient tellement…
Tout ceci me terrifie… la mort de mon grand-père a annoncé de manière inéluctable celle de mes parents, qui n’ont même pas encore eu la chance de devenir grands-parents à leur tour… Mon père vient de perdre son père et un jour je perdrais le mien, c'est d'une logique atroce et insupportable. Je ne veux pas y croire et j'ai encore tellement besoin de lui…
Aujourd’hui je dois pourtant dire adieu à mon grand-père. Nous ne sommes jamais préparés aux départs de nos proches…j'ai tant de chagrin, il me manque tellement, je vais tenter de me remémorer tous les bons moments que nous avons passé ensemble…
Je t’aime grand-père
Quand on croit effleurer quelque chose de fort.
Quand après le désert survient une oasis, comment croire au mirage?
Putain, ce que ça fait mal… et pourtant, je sais très bien que c'est mieux ainsi…
Seulement voilà : le monde est mal fait. Pauv'chou, va.
Apprendre par les claques, ça commence à me gaver.
Y aurait pas une autre méthode, s'il te
plait?
Il y a de cela plus d’un an, je l’ai adopté, tout de suite j’ai été attendrie...ce soir, il trône sur le haut de l’armoire de ma chambre, niché sur une valise vide: mon petit coffre renferme aujourd’hui ce que j’aime à appeler « mes petits trésors de vie ».
Débordante d’énergie, j’ai entrepris un chantier d’envergure: le rangement de mon appart’ ou plutôt le rangement de ses tiroirs… C’est qu’il commence tellement à ne plus y avoir d’ordre dans mon désordre que je ne réussis plus toujours à y retrouver mes petits ! Un rangement s’imposait donc, on est bien d’accord !
Règlement et classement de factures. Brusque envie de passer l’aspirateur dans le salon. Finalement, passage par la chambre, la salle de bains, bref: grand ménage de printemps improvisé. Ok, grand ménage d’automne, si vous y tenez… Mon idée première me rattrape soudain et je me recentre dès lors sur mon but premier: ranger tous les tiroirs de l’appart’.
Consciencieuse, je m’applique: je fais du tri, je lis attentivement avant de jeter, je range, je classe. Je retombe alors sur des vestiges oubliés, des petits trésors d'une vie antérieure. Une vie antérieure qui me manque bien souvent, d'ailleurs...
Temps déraisonnable passé à re-découvrir quantité de petits riens, délicatement déposés au fond du petit coffre, au fur et à mesure des années.
Chacun de ces petits riens me renvoie à une parcelle de vie passée: un mot
d’amour que l’on avait anonymement déposé sur ma chaise au lycée; une photo de mon ex bien aimé; un billet d’entrée pour un concert en 1994; un ticket de restau à Lisbonne de 2003… Ainsi qu’une
grande quantité de lettres,
entre autres choses...
Je relis chacune de ces lettres, les yeux embués de larmes: la déclaration d’amour de mon ex mari -- Je n’ai, by the way, jamais reçu plus belle déclaration d’amour !; la lettre d’excuses de mon premier béguin; la déclaration d’amour de mon professeur -- Que de déclarations d'amour ouahhh ;-)! le roman d’un amoureux ….Ce même amoureux que je n’ai pas revu depuis plus de 13 ans mais qui pourtant, régulièrement encore, vient habiter mes rêves… Je redécouvre également la lettre de mon amie d’enfance…
A la relecture de cette lettre, une sensation d’intense mélancolie m’a envahie. Cette sensation ne m’a d’ailleurs pas (encore) quittée: douloureux sentiment d’avoir failli quelque part.
Comment faire pour rattraper aujourd’hui tout ce temps perdu ? Ce temps que l’on a laissé filé, par inadvertance... D'ailleurs… est-ce souhaitable d’essayer de le rattraper ?? Je vais toutefois tout tenter et lancer quelques perches au destin. Mais… peut-on provoquer ce qui, peut-être, ne doit pas arriver car non prévu au programme de ma vie ??
[...]
Tu ne m'as pas laissé le temps
De te dire tout ce que je t'aime
Ni tout ce que tu me manques...
On devrait toujours dire avant
L'importance que les gens prennent
Tant qu'il est encore temps
Mais tu ne m'as pas laissé le temps
[...]
Je glisse, inexorablement…apparaissent des aspérités auxquelles je pense m'accrocher, et elles disparaissent d'elles même…ou plutôt, une fois le nez dessus, je découvre le jeu d'ombre qui m'a trompé…et je glisse un peu plus bas. Inexorablement, de nouvelles ombres me font croire et espérer…le jeu se répète… à croire qu'il n'y a pas de fin…qu'il n'y a pas de fond…finalement tout est vain… donc à quoi bon?!
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Il est tard ou tôt c'est selon (tiens je parle comme le présentateur
du JT qui passe en rediffusion pendant la nuit). Je suis ou soit trop fatiguée pour aller me coucher et ainsi relâcher mon corps de tout ce qu'une vie en société lui impose ou pas assez alors
pourquoi pas un blog?
Je me le demande, sans doute un besoin inconscient d'extérioriser des pensées, des mots, des cris, des soupirs ou unjenesaisquoi
qui cherche un interstice par où s'échapper de mon cerveau, de mon coeur, de mes tripes.
Mais n'ayez crainte, improbables lecteurs, je ne suis pas une suicidaire timorée... en fait je vais très bien... je suis seule, en pleine nuit, mon Ipod sort le son apaisant de Dead Can
Dance gothique, tribal, enivrant... Mon
amie dort déjà depuis un moment, moi je m'accorde un moment de solitude…. Un moment nocturne (les meilleurs) privilégié où je recharge mes batteries en me concentrant sur me, myself &
I.
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