Mardi 30 octobre 2007
     Ces six derniers mois ont été pour moi une période d'ouverture, d'expansion et de mutation qui marqueront ma vie. Une forme de renaissance. Je voudrais ici ressortir de ma mémoire la nb18-p27.jpgconstellation de tout ce qui m’a marqué, les rêves, les enthousiasmes, les échecs, les projets, les rencontres. J’ai besoin de faire une sélection : garder ce qui est important, abandonner les chimères, revisiter certains projets accomplis, en gestation ou provisoirement abandonnés. Je voudrais aussi faire un tri : définir des priorités en fonction de l’urgence.

     J’ai l’impression d’avoir changé d’orbite cette année comme un électron change de spin en libérant une grande quantité d’énergie. Cette énergie m’a fait vibrer, bouger et m’a ouvert un nouvel espace du possible. Profitant de cette vague, je me suis surprise à vivre des choses qui me paraissaient hors cadre. J’ai enfin osé être moi-même, en-dehors des sentiers battus, néanmoins en relation avec les autres. J’ai compris la relativité de mes difficultés, que mon pathos était exprimable et compréhensible par un humain, un autre. Je ne suis plus tout à fait une ovni sur terre, j’ai même des qualités, humaines, beaucoup de qualités autant que de défauts…

par Unbrindefolie publié dans : Contes&Légendes
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Mardi 23 octobre 2007

eclipse-croissant-fin.jpg












Un soir douillet hivernal dans une ambiance cocooning
Une atmosphère idéale à la rêverie ou à l'égotisme
Entre la télévision infatigable et l'écran de l'ordinateur
Je termine la lecture de mon dernier roman
Et comme à chaque fois il faut qu'une histoire finisse
Dans mes pensées ma vieille amie tristesse s'immisce
Depuis trop longtemps trop souvent se côtoient
Espoir et découragement optimisme et fatalisme
Que j'admire tous ceux qui au bonheur ont la foi
Trouvent la force de dire merde aux coléreux
Aux chattemites et aux hypocrites mielleux
Ouf ! ça va déjà beaucoup mieux

par Unbrindefolie publié dans : Contes&Légendes
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Lundi 22 octobre 2007
namaste.jpg      Imperceptiblement, je me sens vieillir. Lentement. Presque vicieusement. Pourtant, enfant puis adolescente, je n’aimais pas ma jeunesse. Je voulais être adulte, pour mieux comprendre, pour mieux réfléchir. Pour être mieux acceptée, tolérée même, par mes aînés. Les jeunes de mon âge m’étaient, pour la plupart, indifférents. Je n’ai jamais eu la crainte de vieillir, la phobie de la vingtaine, ni de la trentaine. L’idée de passer d’une tranche d’âge à une autre n’a jamais été un problème pour moi, bien au contraire.

      Contrairement à beaucoup de jeunes (et de moins jeunes d’ailleurs), et à l’inverse de la mode ambiante qui méprise la maturité et l’expérience, j’ai toujours eu beaucoup de respect et d’admiration pour les aînés, ceux qui ont vu, ont vécu… Je ne suis pas partisane d’un respect de convenance, mais plutôt d’une considération mesurée de l’expérience, dans toute sa modestie.

      Mais aujourd’hui, je me sens passer une étape. Dans la trentaine, on est considéré comme jeune par les plus vieux, et mature par les plus jeunes. Trente trois ans, c’est l’âge idéal, celui de toutes les séductions, de toutes les réflexions. Mais c’est aussi souvent l’âge des bilans, des remises en question, des constats de réussite et d’échec. C’est le moment ou l’on réalise que, mine de rien, on a fait presque fait cinquante pour cent du chemin. Que s’il nous reste encore beaucoup de belles années à vivre, qu’on en a gâché probablement pas mal et qu’il est trop tard pour les rattraper.

      Et puis, des petites choses… comme la mémoire par exemple, qui devient plus floue dans le quotidien, mais particulièrement précise pour les événements marquants de l’existence. Également certains signaux envoyés par le corps : les courbatures, la fatigue…

      Rien de grave, vraiment. On change peut-être de tranche d’âge, mais on reste ce que l’on a toujours été. On réalise simplement de temps en temps que ceux dont on a l’impression qu’ils pourraient être un frère ou une sœur, ont en fait l’âge que nos enfants auraient, si on en avait. Finalement, la jeunesse ne se compte pas en années.

      Imperceptiblement, je me sens vieillir… mais je sais bien qu’au fond, je ne serai jamais vraiment vieille....

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Dimanche 21 octobre 2007
automne.gifMais d’où vient l’orage? 









Tout simplement de l’eau. De l’eau qui rage, qui enrage même, du vent qui l’entraîne malgré elle. Ces bulles de rage s’évaporent et forment des nuages. Là, elles poursuivent leur chemin, enfin maître de leurs pas. Mais quand le vent, le coquin, vient lui susurrer à son humide oreille eh, l’eau : hello !, alors oui, l’eau en rage essaye de s’abattre sur lui et c’est l’orage. Mais colère éternelle, l’eau n’en finira pas de vouloir lui donner une bonne douche froide. Au contraire, le vent échauffé de voir l’eau en nage se permet un clin d’œil chaleureux et lui tournant le dos, il ne voit pas la montée des eaux qui s’élèvent en volutes et prennent une teinte bleue.
Bleue de rage, l’eau attend son heure.
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Vendredi 14 septembre 2007
     Un beau matin de février, le soleil avait depuis des heures commencé à percer les vénitiennes lorsqu’un homme ouvrit tant bien que mal ses yeux. Il avait un épouvantable mal de tête. Le pire qu’il ait eu depuis longtemps. Ses tempes frémissaient au rythme de son cœur et chaque battement lui donnaient un haut le cœur. Son regard se posa ainsi sur la table de nuit. Sur elle se trouvait un grand verre d’eau glacé. A ses coté, une serviette de table en papier finement pliée sur laquelle reposait deux comprimés d’aspirine. Une attention fort intéressante pour un matin si embrumé. En avalant vite fait les comprimés, notre homme remarqua une note manuscrite sur la même table de chevet. Il y reconnut instantanément l’écriture de sa femme.
      « Chéri, j’espère que la nuit courte n’a pas été trop rude. Tes vêtements pour aujourd’hui son sur la commode. Prends ton aspirine et va à la cuisine, ton déjeuner t’attend… Je t’aime! »
     Effectivement, sur la commode reposait son jean préféré. Celui qu’il enfile à chaque samedi comme si c’était le seul vêtement qu’il possédait. Il était frais lavé et sentait encore l’assouplisseur. Un T-shirt plié à l’équerre l’accompagnait. D’un tour de tête, il scruta la chambre. Nul trace de ses atours de la veille. Quelqu’un avait tout rangé. La chambre était dans un état qu’il avait rarement vu. L’homme eut vite fait de s’habiller car il désirait bien savoir quelle était la raison de tout cela.
     Arrivée dans la cuisine, le déjeuner l’attendait comme promis. Un bol de céréales, quelques gaufres, son café et son journal était placé devant la chaise qu’il occupe chaque matin. Encore un peu embrouillé, l’esprit confus, il s’installa tout de même devant son assiette. Son fils était aussi à la table, occupé à grignoter sa rôtie en lisant le derrière de la boite de céréales.
- « Dis-moi, fiston! Que s’est t’il donc passé hier soir? » Dit le père l’air ahuri.
- « Tu ne t’en souviens pas, dis? » Demanda le fils souriant.
- « Pas le moins du monde!! » Rétorqua le père.
     Le récit suivant fut raconté au père par son propre fils. Le garçon de 16 ans, le regard étincelant d’amusement, relata les déboires de son père survenus la veille sans même reprendre son souffle : On s’est tous réveillés à ton arrivée, papa! Vers les 4hrs du mat, tu es arrivée et tu tes enfargé dans les poubelles de l’allée. Maman est descendue te trouver dans le vestibule et là tu as paniqué. Tu criais aux marmottes de ne pas abîmer tes souliers et tu as foutu une baffe à maman croyant qu’elle était l’une d’elles et qu’elle allait te sauter à la gorge. Puis après tu t’es dirigé vers le couloir où tu as vomi partout sur le buffet de grand-père. Maman t’a amené de peine et de misère dans la chambre à coucher. Et là, quand elle a réussi à t’asseoir sur le lit, tu t’es mis à chanter… Maman t’a enlevé tes souliers et a tenté de t’enlever ton pantalon pour te coucher. À ce moment, tu à arrêté de chanter d’un coup sec et tu lui as dit : Laisse-moi tranquille, salope!! Je suis un type marié!!


     Les bons gars ne peuplent pas la terre. Ils ne sont pas légions et ne crient pas ouvertement leurs vertus. Mais si l’une de vous, réussi miraculeusement à démasquer l’un de cette race. L’un de ceux pour qui le respect, la dignité et l’honneur passe presque avant leur propre vie… Ne le laissez surtout pas partir! Car même en vous exerçant toute la vie durant, vous n’en trouverez peut-être pas un autre comme lui… Vous réussirez sûrement bien vite à oublier les odeurs fétides du passage de relents d’alcool sur le tapis persan du salon mais vous aurez bien des maux à oublier le ressentiment d’une confiance ébréché par une escapade d’un soir. Si bien sûr, vous tolérez, pour la sauvegarde de votre couple, à oublier…

par Unbrindefolie publié dans : Contes&Légendes
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Lundi 3 septembre 2007
Eh oui j'suis tout étonné de revenir ici, je pensais que mon blog aurait été fermé, sous scellés, mis en faillite, en concordat judiciaire, ses bons mots éparpillés au plus offrant pour recueillir quelques misérables € pour rembourser gaz et électricité utilisés pour faire survivre ce blog.
thumbnail-96.jpg 
Bon si je vous dis que j'ai été enlevée par des extra-terrestres qui ont testés des trucs horribles sur moi, vous allez pas me croire hein?... Donc j'vais pas essayer de trouver une bonne raison pour expliquer cette absence coupable Monsieur le Juge... parce qu'elles sont multiples, compliquées et surtout inavouables... 
Enfin...  Contente d'être de retour...
par Unbrindefolie publié dans : Contes&Légendes
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Jeudi 12 juillet 2007

AA014620.jpgPremier livre volé à huit ans, dans la bibliothèque de l'école... c'est un vice qui m'a quitté seulement plusieurs années plus tard. Toutefois. La tentation, elle, reste à vie.


Correspondance secrète entretenue avec un de mes professeurs pendant plus de trois ans. Philosophe, il était, et avait donc hérité du sourire de Socrate, les yeux de Spinoza, les oreilles de Kant… Le reste, je n'y ai jamais touché.


Conductrice aguerrie de tracteurs. Cascadeuse sur deux roues, enfin presque… cela ressemblais plutôt à… je tombée à plusieurs reprises de moto. Hors la loi sur les grands chemins… à 17 ans je conduisais sans permis. Amatrice invétérée de grandes vitesses. Adoratrice du ronron aguichant des Triumph et de la coupe gantée des Aston Martin...

 

J'ai lu le test de grossesse de mon amie, je lui ai annoncé la nouvelle, je l'ai dorlotée pendant toute sa grossesse. Et j'ai pleuré quand il est né. Comme si un peu j'avais été son père.


Tirage au sort du prochain aveu… ma virginité. Comme au XVIIIème, en fille de bonne famille, promue aux secrets, je l'ai confiée en toute discrétion à mon amoureux. Il l'a prise avec respect. Je lui ai donnée fière, aimante, si petite dans son grand chemisier blanc. Mémorable souvenir…
Aujourd'hui, je continue d'apprendre à chaque caresse, mutuel échange, où la particule élémentaire trouve son miroir sur la peau de l’autre.

par Unbrindefolie publié dans : Contes&Légendes
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